12.19.2011

Trombe marine à la Turbie

Malgré une météo incertaine, nous nous sommes risquées à une sortie grimpe à la Turbie, entre Nice et Monaco. Sortie toute féminine, les garçons du club ayant préféré le site des Monges  dans l'Esterel, ou ils trouvé une tempête de neige ! Bon choix donc, et sortie entre filles.

C'était la toute première fois que j'allais sur le site de la Turbie. Les falaises surplombent le Cap d'Ail et la mer et offrent une vue sur la baie de Nice, fermée au loin par le cap d'Antibes. 






On est bel et bien entrés dans l'hiver. Il fait tout juste au dessus de zéro. C'est donc toute emmitouflées - gants,  polaire, bonnet, cache nez - que nous attaquons nos premières longueurs sur le secteur calcaire et patiné-glacé, nommé, comme la promesse d'un bon moment : la haine.


Après trois voies et un demi litre de thé brulant, Juliette nous montre un coin dégagé de l'horizon, tout là bas, juste derrière les rideaux de pluie qui yoyotent à quelques centaines de mètres du rivage. Une trombe marine ! Là !   

Une colonne d'eau s'élève à l'horizon. Le phénomène se maintient une dizaine de minutes. Le spectacle vaut le détour et nous sommes au premières loges. Juliette remplit sa carte mémoire d'images de la tornade (tant pis, de nos performances du jour, 6c+ à vue, nous ne garderons pas trace, il faudra nous croire sur parole ;-)).

Apparemment, c'est une phénomène météorologique très courant dans la région.  Il se produit lorsque les conditions météo sont instables et que des masse d'air froide se déplacent au dessus de la surface d'eaux chaudes. Les vents environnants peuvent atteindre 100 km/h. Le début de l'hiver est donc la période idéale pour les observer.

Nous avons vu une seconde trombe un peu plus tard dans l'après midi, juste avant que le soleil perce enfin et réchauffe un peu ce calcaire si froid.




   

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