2.08.2010

No Border No Local

Je fais echo ici de l'article de la voix du nord...

Ces militants tentent de faire remonter la questions des migrants a la surfaces des debats de la politique nationale et europeenne afin que des solutions soient debatues publiquement.

En ce moment on parle d'eux et des migrants. On en parle pas pour saluer leur efforts mais pour expliquer comment ces dangereux activistes se sont fait bouter hors d'un local, tous papiers en poche. Et puis aussi on parle de chiffres. Et finalement, les 100 migrants dorment dehors. Helene va bien, pour ceux qui en doutait, elle est rentree du Japon.


Des migrants qui s'installent dans un local loué par le mouvement No Border : ...

La combinaison présente ce week-end à Calais était explosive pour l'État. D'une part, parce que la ligne édictée par Éric Besson est ferme : il refuse tout ce qui peut s'apparenter à la recréation d'un point fixe pour les migrants à Calais. D'autre part parce que les No Border, ces militants alternatifs plaidant pour la libre circulation des personnes, sont la bête noire des autorités.

Lieu non conforme

Présents en permanence à Calais depuis leur camp de juin, les No Border ont décidé d'y installer un lieu pour défendre la cause des migrants. Ce qui, officiellement, devait être un « lieu de résistance » et d'expression des cultures de ces hommes en exil, comme explique Hélène, une militante No Border, s'est de fait transformé dès son ouverture, samedi soir, en hébergement.

Le hangar, situé entre le port et Calais-Nord, à deux pas du commissariat de police, est apparu comme une aubaine pour des migrants jusque-là accueillis dans un local mis à disposition par la ville dans le cadre du plan grand froid. Local qui avait fermé ses portes le matin.

Plusieurs dizaines de migrants ont donc passé la nuit dans le hangar, alors que chaque accès de la rue était bouclé par des policiers. Les autorités avaient posé les termes du marché : tout le monde pouvait sortir librement, mais il serait ensuite impossible de revenir au hangar. « Dès samedi soir, la police avait toute latitude pour évacuer ce lieu privé », indiquait le sous-préfet de Calais Gérard Gavory. Elle ne l'a pas fait.

Après une nuit calme, il était toutefois clair que l'État ne laisserait pas la situation s'installer.

À l'heure du déjeuner, et après des échauffourées avec les CRS, les migrants ont quitté les lieux pour aller prendre le repas servi chaque jour par les associations calaisiennes. Comme prévu, à leur retour, il leur a été impossible de regagner le hangar. Vers 16 heures, le dispositif policier s'est soudain étoffé avec le renfort d'effectifs venant de l'Enduropale et le hangar a été évacué. Les quelques migrants encore présents ont pu partir une douzaine de No Border ont été conduits au commissariat pour des contrôles d'identité.

Hier soir, le hangar a été fermé par arrêté municipal. Le maire Natacha Bouchart a voulu sa fermeture car non conforme aux conditions d'accueil de public.

Les No Border, eux, étaient décidés à étudier les possibilités de retrouver leur local avec l'appui d'un avocat de l'association SOS soutien ô sans-papiers. « Notre initiative a été réprimée mais cela ne veut pas dire qu'on va s'arrêter là », assurait une militante. La police, en faction à chaque entrée de rue, continue à empêcher l'accès du lieu aux migrants, selon la volonté du ministre de l'Immigration. •

ANNICK MICHAUD


Pour en savoir plus :

France info a propos du local

No Border

France Info 1

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